28 octobre 2006

Jessica Simpson - B.O.Y.

C’est un retour aux sources que nous offre la blondinette Jessica Simpson sur son plus récent effort, « A public affair ». J’entends déjà les Claude Rajotte, Sylvain Cormier et autres s’indigner : « Quoi???!!! Un retour aux sources? Quelles sources? Simpson a toujours donné dans la pop mélo bonbon! » Hélas, non. En effet, sur son deuxième et son troisième album, si on ne compte pas le disque de Noël, Jessica avait tenté d’évoluer. Hors, Jessica Simpson est comme une gomme Bazooka : on ne veut pas qu’elle évolue! On ne veut pas de Bazooka au pamplemousse, on veut de la Bazooka à la Bazooka! Eh bien, c’est pareil pour notre Miss Nunuche. On aime Jessica quétaine, pop, fillette; on ne veut pas qu’elle grandisse, qu’elle se transforme. Elle semble l’avoir compris, du moins en partie, sur ce présent opus qui, doit-on le rappeler, fait suite à son divorce trèèèès médiatisé avec le chanteur Nick Lachey. Plusieurs chansons de l’album traitent d’ailleurs de ce sujet : « I belong to me », « A public affair ». Aussi, deux essais plutôt particulier pour la chanteuse : une chanson swing et une chanson aux accents country pop. Dans les deux cas, c’est assez bien réussi je dois dire. Finalement, la belle nous offre quelques chansons qui nous prouve que malgré son divorce, elle n’a pas perdu sa libido et son goût d’aimer et d’être aimée. La chanson que je vous présente est d’ailleurs l’une de celles-là. Oh oui, très important à noter, on retrouve sur « A public affair » une reprise super du succès des années 80 « You spin me round ». Pour conclure, disons que mademoiselle Simpson nous offre ici un excellent album, sans toutefois dépasser la qualité de son tout premier opus, « Sweet kisses ». À découvrir et écouter sans attendre.
http://media.putfile.com/Jessica-Simpson---Boy

11 octobre 2006

Renaud - Arrêter la clope

En tant que fan finie de Renaud, j’ai la fâcheuse tendance à tout trouver excellent, génial, parfait; bref, je ne trouve aucun défaut à ses albums. Cependant, pour les bienfaits du blog que je dirrige, j’ai décidé d’écouter « Rouge sang », le tout dernier opus du chanteur, d’une oreille plus objective. Bien sûr, avant cet exercice, je me suis régalée, je me suis farcie l’album avec mes oreilles de fan et oh là que c’était bon! Ça fait tellement de bien d’avoir du nouveau matériel d’un artiste qu’on aime après quelques années d’absense, le feeling est indescriptible! Mais bon, passons aux choses sérieuses. J’enlève mon chapeau de fana, j’enfile celui de critique et je vous reviens. ... ... Bon, je suis de retour. Allons-y directement, « Rouge sang » est loin de surpasser ou même d’accoter « Boucan d’enfer », l’album précédent de Renaud que ce dernier nous avait livré dans un état lamentable. Malheureusement pour les artistes, c’est souvent ces états piètres qui donnent les meilleures chansons. Sur « Rouge sang », total opposé de son grand frère, Renaud rayonne. Marié à une à-peine-trentenaire un peu conconne, la chanteuse (ouais…) Romane Serda, nouveau papa d’un petit bout de chou, délivré (semble-t-il) de son problème d’alcool, tout va pour le mieux dans sa vie... et ça paraît sur cet album. Le bonheur semble lui sortir par les oreilles, il en fait presque chier! Si on a reproché à Céline de prononcer trop souvent le mot « amour » ou « love » dans ses chansons, on pourrait reprocher à Renaud d’abuser du mot « Romane ». En effet, dans environ 5 chansons (sur 17 mais quand même), ce mot est susuré, d’une voix qui se veut mielleuse, mais qui schlingue la vieille cigarette à pleins naseaux. Le Renaud a 50 ans passé, faudrait bien qu’il se calme le ponpon un de ces 4. Je suis hyper contente qu’il soit en amour, mais merde, il n’est plus ado. Pousse, mais pousse égal l’ami. Renaud pousse même l’audace à nous raconter, de façon bien poétique mais bon, ses ébats amoureux avec sa belle dans une chanson assez crue, « Je m’appelle Galilée », qui sert de conclusion au disque. En plus de l’amour rose nanane, on retrouve, bien sûr, sur cet album, une pléthore de chansons engagées. On en avait d’ailleurs grandement besoin. Oui, c’est vrai, Renaud manque un peu d’objectivisme et varge à grands coups sur tout sans nuance... mais c’est Renaud, on est habitués, il faut en prendre et en laisser. Parmi les exercices engagés les mieux réussis de cet opus, notons « Arrêter la clope », « Les bobos », « Elle est facho », « Rouge sang ». Pour terminer, Renaud nous offre 3 chansons très jolies, d’une tendresse infinie, qui rappellent les « Morgane de toi », « Elle a vu le loup » et autres. Je parle ici de « Nos vieux », un ode touchant à nos parents vieillissants, « Adieu l’enfance », une énième chanson pour sa Lolita chérie, et « Elsa », une magnifique pièce dédiée, je le présume, à une amie très proche dont le frère s’est suicidé. Donc, sans être son meilleur album à vie, « Rouge sang » est loin d’être mauvais et mérite très certainement qu’on y jette une oreille attentive.
http://media.putfile.com/Renaud---Arreter-la-clope

04 octobre 2006

Sylvie Dumontier - Les mimosas

Après avoir conquis l’imaginaire des petits et des grands avec son gentil petit personnage de Shilvi, Sylvie Dumontier nous arrive enfin avec un album bien à elle, « Les îles flottantes ». Comme son titre, l’album est léger, doux, paisible et sucré. L’ambiance est feutrée et rappelle le confortable tissu d’une grosse doudoune de pollard quand il fait –30 dehors. Chaud comme le thé au miel et citron, il nous transporte dans un univers où tout est à fleur de peau, mélancolique, mais surprenamment très calme, presque désarmant. L’album est jazz, mais accessible. Sylvie Dumontier n’aime pas se prendre au sérieux et ça paraît. Je ne dis pas que le disque est mal fait, au contraire. Sylvie possède une voix magique, empreinte de sensibilité et de douceur extrême. Ses musiques sont d’une grande finesse, d’une grande richesse et d’une beauté à donner des frissons sur la peau du plus insensible des criminels de ce monde. Cependant, le résultat n’est pas pompeux ou snob. Sylvie ne s’enroule pas dans son talent, elle préfère le projeter sur nous comme une bruine fraîche d’été. J’ai choisi de vous présenter ici la chanson « Les mimosas », très fraîche et juste assez estival en ce début d’automne que personne n’apprécie vraiment. A noter : la chanson « Ma petite résiliente » est un chef-d’œuvre, mélange parfait de mélancolie, de tristesse mais aussi de paix.
http://media.putfile.com/Sylvie-Dumontier---Les-mimosas