Michel Rivard - Bille de verreAvec son album « Le goût de l’eau » qui date, certes, mais que je n’avais pas encore eu le privilège d’écouter en tant que jeunette de 21 ans, Michel Rivard me prouve une fois de plus qu’il est mon chanteur québécois favori à vie. Quel album! Mort à ceux qui disent que c’est quétaine! Okay, il y a « Où sont passés les dinosaures »... First, si on écoute bien les paroles, c’est loin d’être quétaine et ça va beaucoup plus loin que le parc Juracique et secondo, ce n’est qu’une chanson sur l’ensemble de l’album qui est, ma foi, excellent. On retrouve bien sûr sur cette galette une pléthore de classiques, de « L’oubli » en passant par « La lune d’automne ». « Le goût de l’eau » est une œuvre qui a bien vieilli, mieux que « Un trou dans les nuages ». Attention, je ne dis pas que cet album de Rivard était médiocre, au contraire. Cependant, ça sonne années 80 avec les claviers et les machines. Tandis que sur « Le goût de l’eau », les musiques sont intemporelles; on retrouve beaucoup de guitare accoustique, de piano et très peu de claviers, excepté sur une ou deux chansons. La pièce que je vous présente est, à mes yeux, l’une des plus grandes chansons de Rivard à vie. Cependant, comme beaucoup de chansons de ce vaste monde, elle fut mal-aimée et oubliée de plusieurs. Et pourtant! « Bille de verre » est un chef-d’œuvre racontant, si je comprends bien, l’histoire d’un jeune garçon dont le père œuvre dans la marine marchande. Ce dernier étant parti sur un grand bateau pour plusieurs années, le bambin s’ennuie à mourir et pour être fort, il se chante incessamment cette rengaine mélancolique : « Il me rapportera une bille de verre et un ver à soie... » Je crois que cette chanson peut aussi représenter la mort, si on utilise le bateau comme créateur de métaphores. Mais bon, on s’en branle, chacun l’interprète comme il veut, mais diantre, écoutez-la et aimez-la, c’est un ordre!
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